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Hommage à René Depestre et Richard Wright

03 juillet 2026 . 12h30 04 juillet 2026 . 19h00

Organisateur :

LASLAR · K. Gyssels · A. Schneider

Lieu :

Andé · Moulin d’Andé

Moulin d'Andé, 65 Rue du Moulin
Andé, 27430 France
0232599089
Plus d’infos sur le Lieu

L’écrivain afro-caribéen René Depestre (né en 1924, certaines sources indiquent 1926 comme
année de naissance) et l’auteur afro-américain Richard Wright (1908-1960) ont été parmi les
tout premiers hôtes accueillis au Moulin d’Andé, dans l’Eure, à l’invitation de Suzanne Lipinska
(1928-2022). En l’honneur du centenaire de René Depestre et de la visite marquante de
Richard Wright au Moulin d’Andé en 1956, nous souhaitons rendre un double hommage à ces
écrivains éminents, figures emblématiques tant du mouvement de la négritude que du genre
du roman de protestation.
C’est dans la campagne idyllique au bord de la Seine qu’un large éventail de romanciers, de
poètes et de critiques se réunissait autrefois pour discuter de J. S. Alexis. Ce rassemblement
s’est rapidement élargi pour inclure une multitude d’artistes, d’intellectuels et de journalistes
postcoloniaux, anti-impérialistes et antiracistes. En collaboration avec l’association « Les Amis
du Moulin d’Andé », nous invitons les universitaires et chercheurs, les lecteurs et le grand
public à rendre hommage à cette rencontre historique en son cœur même : le Moulin d’Andé.
Nous vous attendons le 4 juillet dans ce lieu chargé d’histoire, où un programme en soirée
vous attend (à partir de 18 h). Le lendemain, le 5 juillet, se déroulera un programme riche (de
10 h à 18 h), comprenant un hommage bilingue explorant toutes les facettes des œuvres
profondes de l’un ou des deux auteurs.
Le lien entre Noirs et Juifs au Moulin d’Andé : Richard Wright et René Depestre, deux auteurs
de couleur évoluant dans une société ouvertement raciste (dans la France des années 50),
ont tous deux épousé des femmes juives qui ont été à la fois leurs agents littéraires et leurs
intermédiaires culturels tout au long de leurs carrières respectives. Dans mon discours
d’ouverture, je m’appuierai sur quelques invités de marque avec lesquels ils ont pu travailler :
Claude (et Jacques) Lanzmann, Georges Perec, André Schwarz-Bart et les anthropologues
Jean Pouillon (L’Homme), Isac Chavi, Georges Condominas, pour ne citer que quelques-uns
des résidents. Je reviendrai sur cet important « Salon littéraire et artistique » où, sous la
houlette de Suzanne Lipinska, le paradigme post-Shoah et postcolonial a pris forme.