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SUMMARY:Poésie et critique
DESCRIPTION:PRESENTATION\nLes liens entre poésie et critique (entendue dans un sens large\, et incluant la théorie) apparaissent aujourd’hui multiples et presque inextricables\, tant ces activités\, encore représentées au XIXe siècle comme antinomiques\, malgré des contre-exemples éclatants (Gautier\, Baudelaire\, Verlaine\, Mallarmé…)\, se sont progressivement rapprochées. L’écriture critique a acquis au XXe siècle toute sa légitimité\, voire sa noblesse littéraire\, et tous les poètes célébrés ces cinquante dernières années furent aussi des critiques de premier plan (Bonnefoy\, Jaccottet\, Hocquard). Y voir plus clair dans ces relations\, tâcher de les définir\, proposer une cartographie des frontières\, souvent poreuses\, entre poésie et critique dans le champ français contemporain (des années 1970 à aujourd’hui)\, est l’ambition du colloque. Il vise à soulever en particulier les questions suivantes : \n\n\n\n– Comment s’enchaînent et se concilient la création poétique et la critique dans la carrière ou le parcours des écrivains qui mènent de front ces deux activités ? Pourquoi un poète devient-il critique\, ou l’inverse ? Y a-t-il des profils types de poètes-critiques ? Sur quelles institutions (ou quelle absence d’institution) peuvent-ils s’appuyer ? Sur quels supports (livres\, revues\, papier ou numérique\, blogs\, réseaux sociaux\, etc.) écrivent-ils et quel impact ont ces supports sur leur double pratique ? \n\n\n\n– Quelles postures énonciatives et auctoriales\, quelles scénographies sont déployées par les poètes-critiques (ou les critiques-poètes\, selon la prééminence qu’on voudra accorder à l’une des deux pratiques) ? Les deux rôles sont-ils présentés\, formulés\, construits de façon complémentaires ou entrent-ils en tension – voire en rivalité\, dans le cas par exemple de l’adoption d’un pseudonyme pour l’un des deux rôles ? En quoi le discours critique assure-t-il au poète un surcroît de légitimité ou de visibilité ? Est-il au contraire susceptible de fragiliser les positions du poète qui endosse l’habit du critique ? \n\n\n\n–    Qu’elle soit formulée par les poètes eux-mêmes ou par des critiques qui s’intéressent à eux\, la théorie est-elle nécessaire à la reconnaissance poétique\, ou à l’inscription durable d’une figure ou d’un mouvement poétique dans l’histoire littéraire (même si l’on considère celle-ci sur une courte échelle temporelle) ? Une force particulière peut-elle inversement venir\, pour la poésie\, d’un refus catégorique de toute théorisation ? Querelles critiques ou oppositions entre critiques et poètes sont-elles structurantes pour le champ poétique ? \n\n\n\n–    Y a-t-il spécifiquement dans la poésie (et si oui\, quoi) quelque chose qui invite à la réflexion critique\, qui n’existerait pas dans les autres genres ou les autres arts ? (Par exemple\, une plus grande part de création ex nihilo\, qui impliquerait de réfléchir davantage à ce qu’on fait à défaut de pouvoir se reposer sur des conventions génériques ou historiques existantes.) Réciproquement\, la critique des poètes a-t-elle une spécificité par rapport à celle des critiques non-poètes (universitaires ou d’autres arts) ?  \n\n\n\n–    D’un point de vue esthétique et formel\, quelles interférences se produisent entre poésie et critique\, lorsque ces deux activités sont pratiquées par une même personne ? En découle-t-il des jeux textuels\, des effets de porosité\, des écritures particulières ? Quels renouvellements apporte à la poésie sa dimension théorique\, l’incorporation qu’elle opère de la critique littéraire ou son dialogue intime avec la critique d’art ? Faut-il choisir entre une option maximaliste (toute écriture poétique est réflexive\, donc critique) et une option minimaliste (la critique serait démunie face à toute écriture authentiquement poétique) ? Faut-il les rejeter toutes deux ? Les dialectiser l’une par l’autre ? \n\n\n\n–    Enfin\, les nouveaux enjeux\, dans un champ en importante mutation\, redistribuent-ils les cartes ? L’apparition en nombre d’autrices femmes et d’œuvres aux prises avec des problématiques politiques (Black Lives Matter\, écologie\, intersectionnalité\, etc.) a-t-elle un effet sur la critique des poètes (l’infléchit-elle\, par exemple\, vers une critique moins « autonomiste ») ? \n\n\n\nRéunissant historiens et sociologues de la poésie\, théoriciens\, critiques\, poètes et poètes-critiques\, le colloque proposera tant des réflexions générales que des études de cas\, tant des analyses de spécialistes de la poésie que des témoignages et lectures de ses praticiens. \n\n\n\nComité scientifique : Julie Anselmini\, Olivier Barbarant\, François Bordes\, Anne Gourio\, Esther Tellermann\, Pierre Vinclair. \n\n\n\n\nPROGRAMME\nAu fil des deux derniers siècles\, poésie et critique se sont progressivement rapprochées\, constituant parfois deux activités inextricables. Ce colloque s’intéresse aux relations entre poésie et critique et tentera de les cartographier dans le champ littéraire contemporain de langue française. \n\n\n\nComment travaillent les poètes-critiques? Comment parviennent-ils à concilier cette double posture? Quelles conséquences observe-t-on sur leur pratique d’écriture? \n\n\n\nRéunissant historiens et sociologues de la poésie\, théoriciens\, critiques\, poètes et poètes-critiques\, le colloque proposera tant des réflexions générales que des études de cas\, tant des analyses de spécialistes de la poésie que des témoignages et lectures de ses praticiens. \n\n\n\nJEUDI – IMEC – abbaye d’Ardenne \n\n\n\n11h15 Ouverture \n\n\n\n11h30 – Pierre Vinclair (Sorbonne Université-CELLF) : « La critique comme traduction cosmique » \n\n\n\n12h – Aurélie Foglia (Université Sorbonne Nouvelle) : « Incubation critique du poème »  \n\n\n\nDiscussion \n\n\n\n12h45 Déjeuner \n\n\n\n14h – Gökçe Ergenekon (Université Paris I) : « ‘S’effacer dans un rêve d’homme’. Les personnages féminins de Shakespeare dans le dialogue des essais et des poèmes d’Yves Bonnefoy » \n\n\n\n14h30 – Émilie Violette-Pons (Université Aix-Marseille) : « Poésie et critique chez Jacques Dupin\, dans le tissage des gestes » \n\n\n\n15h – Nicolas Servissolle (Université Paris 8 – Saint Denis) : « Une inquiétude métamoderne ? Les poètes-critiques de la fin du XXe siècle » \n\n\n\n15h45 Pause \n\n\n\n16h – Marie Etienne\, « Un poète chez Vitez et Nadeau » \n\n\n\n16h15 – Stéphane Cunescu (Université de Liège) : « Quand la lecture devient poème : formes et gestes critiques dans des revues de poésie des années 1970 et 1980 » \n\n\n\n16h45 Stéphane Nowak (ENS Lyon) : « Al dante en pratique et en théorie\, livre et hors livre » \n\n\n\n17h15 – Le rôle des éditeurs\, des traducteurs et des revues dans les liens entre poésie et critique : entretien de Julie Anselmini avec Cécile Holdban \n\n\n\n18h – Jean-Christophe Bailly\, « L’Aplomb du poème ». \n\n\n\nVisite de l’abbatiale \n\n\n\n19h30 Dîner \n\n\n\n — \n\n\n\nVENDREDI Université de Caen (salle du conseil\, bâtiment B) \n\n\n\n10h – Jean-Claude Pinson (Université de Nantes) : « Raison poétique et critique des œuvres » \n\n\n\n10h30 – Olivier Barbarant (Inspection Générale\, Paris) : « Ce qu’apprend l’exercice de la critique : la poésie contemporaine\, histoire ou territoire ? »  \n\n\n\n11h – Benoît Conort (Université Rennes 2) : « Écrire la poésie et non de la poésie »  \n\n\n\n12h15 – En lisant en écrivant avec Renaud Ego (entretien avec Anne Gourio) \n\n\n\n12h45 – Déjeuner \n\n\n\n14h30 – Anna Rémuzon (Paris) : « Du Ut pictura poesis au beholder’s share » \n\n\n\n15h – Alice Yao (Université d’Abidjan) : « Jeux textuels et critique artistique chez Henri Michaux : le cas d’En rêvant à partir de peintures énigmatiques » \n\n\n\n15h30 – Marie Joqueviel-Bourjea (Université Montpellier 3) : « Chant et déchant : Paul Louis Rossi et la critique picturale » \n\n\n\nPause \n\n\n\n16h15 -Geste critique\, geste créateur : échange avec Laure Gauthier et Didier Cahen\, animé par François Bordes \n\n\n\n17h – Clôture.
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LOCATION:Université de Caen Normandie · Campus I · Salle du conseil · Bât. B\, Esplanade de la paix\, Caen\, 14032
CATEGORIES:Congrès - Colloque
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SUMMARY:Peurs primales\, culture(s) populaire(s) et nouveaux écrans
DESCRIPTION:Perspectives esthétiques\, culturelles et sociales des sollicitations de la peur et du dégoût dans le cinéma et autres formes d’images animées et sonores (jeux vidéo\, créations internet\, séries télévisées et/ou de plateformes…) \n\n\n\nCinquième séance \n\n\n\nIntervenants :  \n\n\n\nClaire Cronin (musicienne\, poète et artiste visuelle) – Seeing and Believing: Horror as a Spiritual (Une traduction en français sera distribuée sur place aux personnes intéressées) \n\n\n\nYann Calvet (LASLAR\, université de Caen Normandie) – Le renouveau de l’horreur religieuse en Amérique \n\n\n\n\nAffiche séminaire « Peurs primales\, culture(s) populaire(s) et nouveaux écrans »
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LOCATION:Caen · Campus 1 · Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH) · Amphi\, Campus 1\, Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH)\, 1 Esplanade de la Paix\, Caen\, 14032\, France
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SUMMARY:Esthétique audiovisuelle et puissance cinématographique
DESCRIPTION:À l’occasion de ce colloque\, les étudiantes et étudiants du Master 2 Arts\, Lettres et Civilisations\, parcours cinéma – que nous avons eu le plaisir d’accompagner en séminaire – y présenteront leurs premières communications \n\n\n\n\nAffiche colloque « Esthétique audiovisuelle et puissance cinématographique »\n\n\n\n\nProgramme colloque « Esthétique audiovisuelle et puissance cinématographique »
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LOCATION:Université de Caen Normandie · Campus I · Bât N et B\, Esplanade de la paix\, Caen\, 14032
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SUMMARY:Concevoir la performance comique : techniques\, motifs et modalités d'écriture
DESCRIPTION:Bien qu’irréductiblement contingent\, le rire que déclenche la performance comique n’a rien d’accidentel. Son irruption est préparée\, savamment provoquée\, voire calculée. L’artiste comique est justement celui qui sait réduire cette contingence du rire\, créer les dispositions propices et préparer les effets de surprise ; celui qui sait dans un même geste troubler et rassurer ; celui qui possède une fine connaissance des affects qui activent son public et l’intuition des expériences qu’ils ont en partage. \n\n\n\nLa conception de l’effet comique nécessite un savoir-faire qui relève de la composition la plus rigoureuse et de l’exécution technique la plus précise mais aussi d’une forme d’intuition et d’une capacité à accueillir l’imprévu. Dans chaque discipline (stand-up\, clown\, comédie\, etc.) les modalités d’écriture et de jeu dont les rouages ne se peaufinent qu’au contact du public\, génèrent des formes de relations et des connaissances empiriques qui\, du point de vue de l’analyse\, apparaissent comme autant de ressources pour appréhender le fonctionnement du rire. \n\n\n\nC’est de ces techniques de jeu et de ces modalités d’écriture qui composent avec la contingence et le caractère indécis de la relation scène-salle qu’il sera ici question. \n\n\n\nComment s’écrit une séquence comique ? Quelles connaissances sont mobilisées dans cet acte d’écriture ? Qu’apporte la mise jeu à ce qui a été conçu en amont ? Comment s’organisent les dispositions à rire du public ? Comment s’articulent la vocation comique et les autres finalités de la performance ? Peut-on formaliser des procédures souvent présentées comme relevant du don ou d’une sensibilité particulière ? \n\n\n\nPour tenter d’apporter des réponses à ces questions\, cette journée d’étude croisera le regard de chercheurs et chercheuses et celui de praticiens et praticiennes\, artistes du rire qui en façonnent les formes et en dessinent les divers horizons. \n\n\n\n\nProgramme « Concevoir la performance comique… »
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LOCATION:Caen · Campus 1 · Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH) · Salle des Actes et Studio Jo Tréhard\, Esplanade de la Paix\, Caen\, 14032\, France
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SUMMARY:Soutenance de thèse de Dulce-María DÍAZ-LUNA
DESCRIPTION:Madame Dulce-María DÍAZ-LUNA soutiendra publiquement le 3 avril prochain à partir de 13h30\, à l’Université de Caen-Normandie (Campus 1\, MLI\, salle LI160)\, une thèse intitulée : \n\n\n\nVisions futuristes du monde et de l’humanité dans la prose narrative espagnole contemporaine (1999-2017). \n\n\n\nLe jury sera composé de : \n\n\n\n\nPhilippe Merlo-Morat (Professeur\, Université Lyon 2 Lumière)\n\n\n\nEmilie Guyard (Professeur\, Université de Pau et des Pays de l’Adour)\n\n\n\nElvire Diaz (Professeur\, Université de Poitiers)\n\n\n\nGregoria Palomar (Maître de conférences HDR\, Université de Lorraine)\n\n\n\nNatalie Noyaret (Professeur\, Université de Caen Normandie\, directrice de la thèse)
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SUMMARY:De l'autre côté du miroir - L'envers du réel dans les textes narratifs contemporains (à partir de 1980) de langue française
DESCRIPTION:« Un roman : c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin » (épigraphe du chapitre XIII du Livre I du Rouge et le Noir\, citation attribuée par Stendhal à Saint-Réal). La notion de mimèsis est toute comprise dans la métaphore stendhalienne\, qui fait du roman le miroir du réel. L’opération mimétique\, par laquelle une œuvre d’art représente le réel\, est l’un des objets de la poétique\, d’Aristote à nos jours. Pourtant\, elle évolue jusqu’à être considérée comme impossible par la critique structuraliste et les dernières avant-gardes\, qui\, des années 1950 à la fin des années 1970\, tiennent à distance le réel et envisagent la littérature comme un système en miroir de lui-même\, ne pouvant échapper à la clôture du langage. \n\n\n\nCette parenthèse semble s’être refermée au début des années 1980 et la littérature contemporaine se fait de nouveau « transitive »\, pour reprendre le terme de Dominique Viart qui tend à rendre compte du « désir d’écrire autour du sujet\, du réel\, de la mémoire historique ou personnelle » (La Littérature française au présent. Héritage\, modernité\, mutations\, p. 14). Dès lors\, elle admet de nouvelles formes pour déployer les rapports entretenus par l’écrivain à la réalité vécue. La multiplicité des écritures de soi (l’« autofiction » de Serge Doubrovsky\, l’« autobiographie impersonnelle » d’Annie Ernaux…) élargit le spectre de l’autobiographie. Les « littératures de terrain » (titre du numéro 18 de la revue Fixxion) et les récits dont la matérialité linguistique cherche à exprimer certaines réalités sociales\, et notamment socio-professionnelles (L’Excès l’usine de Leslie Kaplan\, Sortie d’usine de François Bon)\, vont jusqu’à exploiter le fait divers (L’Adversaire d’Emmanuel Carrère\, Claustria de Régis Jauffret) ou les formes du documentaire et de l’enquête (Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas). Le récit de filiation (L’Orphelin de Pierre Bergounioux\, Vies minuscules de Pierre Michon) et les fictions biographiques (Terrasse à Rome de Pascal Quignard) s’affirment par ailleurs comme des genres nouveaux et l’écriture de l’Histoire (La Compagnie des spectres de Lydie Salvayre\, Dora Bruder de Patrick Modiano) réinvestit très largement la fiction. \n\n\n\nDepuis les années 1980 donc\, la critique littéraire a identifié dans les textes narratifs une nette tendance au retour au réel et à l’introspection. Mais qu’en est-il de ceux qui résistent à ce nouveau réalisme largement tourné vers l’exploration de l’intime ? Quelles formes prend cette résistance ? L’objet de cette journée est précisément d’analyser le refus\, la critique ou la subversion du modèle réaliste dans les œuvres narratives contemporaines de langue française et d’explorer les territoires de l’imaginaire échappant aux lois du réel et de ses représentations. Sans que cette liste soit restrictive\, les chercheurs sont invités à s’interroger sur : \n\n\n\n –  Les ripostes ludiques ou ironiques à un héritage réaliste érigé en repoussoir. Le ton satirique de Lydie Salvayre (La Puissance des mouches\, Rêver debout\, Irréfutable essai de successologie\, La Conférence de Cintegabelle)\, l’humour d’Éric Chevillard (Du caoutchouc décidément\, Au Plafond\, Défense de Prosper Brouillon\, L’Autofictif)\, les textes burlesques voire grotesques de Roland Topor (Café Panique\, Vaches noires)\, etc. nous invitent à nous poser les questions suivantes : quelles tonalités sont investies pour exprimer la mise en question\, le non-consentement aux lois de la physique et aux conventions sociales\, morales ou idéologiques ? Quelles réalités sont refusées\, sur quel ton et dans quel cadre ? Quels styles conventionnels\, expressions stéréotypées ou langages châtiés s’en trouvent retournés ? \n\n\n\n – Les dispositifs formels et énonciatifs mis en place pour manifester une discordance entre texte et réel. Entre les textes brefs de L’Enseignement du second degré d’Éric Meunié (qui s’épuise en 226 torsions obsessionnelles d’un fait divers paru dans Libération en 1983 et fait de la phrase le lieu où refuser tout récit d’un réel inacceptable)\, la langue de Céline Minard\, qui laisse s’entrechoquer les tours d’un français ancien et l’énergie du manga dans Bastard Battle ou encore l’œuvre entière d’Antoine Volodine qui fictionnalise même l’extra-textuel (l’univers post-exotisme)\, les transpositions du réel ne se font pas sans distorsion\, à l’échelle de la phrase comme à celle de l’œuvre entière. Du minimalisme au maximalisme\, de l’économie lexicale à l’hypertrophie linguistique\, du ressassement aux énonciations plurielles\, croisées ou polymorphes : par quels moyens formels et énonciatifs s’expriment les tensions entre texte et réel ? Quels genres sont repris (la parodie\, le pastiche notamment) ou gauchis (le roman\, l’autobiographie) pour contester ce néo-paradigme réaliste qui s’applique à l’Histoire\, aux fictions et aux récits de soi ? Pensons par exemple à Jean Échenoz qui parodie dans Ravel et Courir la fiction biographique ou explore dans Un an les modalités du roman réaliste\, à Pascal Fioretto qui pastiche dans Et si c’était niais des textes contemporains ou même à Pierre Michon qui rend comique l’autofiction dans J’écris l’Illiade. \n\n\n\n – Le goût pour les curiosités\, le retour de l’invention\, la place de l’imaginaire. Quels mondes invisibles (celui des plantes\, dans Herbes et golems de Manuela Draeger\, Ruines-de-Romes de Pierre Senges\, celui des animaux\, dans Zoophile contant fleurette de Pierre Senges\, Anima de Wajdi Mouawad…)\, quelles autres approches de la réalité (La Traversée de l’Afrique\, Sang de chien d’Eugène Savitzkaya\, Dondog\, Bardo or not Bardo d’Antoine Volodine…) ces textes invitent-ils à imaginer ? Quels mondes intérieurs (ceux de la psyché et du rêve dans Univers\, Univers de Régis Jauffret\, Anima motrix d’Arno Bertina…) explorent-ils ? Quelles créatures d’encre (Palafox d’Éric Chevillard…)\, quels écosystèmes de papier font du texte une matière vivante\, un vivier pour les fables\, contes\, et autres histoires ? Que dévoilent ces mondes concurrentiels\, étranges ou radicalement différents\, sur notre histoire\, notre humanité (La Hache et le violon d’Alain Fleischer\, Tout casse de Bernard Lamarche-Vadel…) ? Quels textes vont jusqu’à se laisser happer par le merveilleux\, le surnaturel\, le spectral\, le fantastique (La Femme changée en bûche\, Un temps de saison\, La Sorcière de Marie Ndiaye) ? Quels autres côtoient la science-fiction\, les mondes d’après\, les dystopies\, la fantasie (les romans d’Alain Damasio\, Plasmas de Céline Minard\, Défaites des maîtres et possesseurs de Vincent Messager\, Les Echappées de Lucie Taïeb…)\, cherchant la « littérature fusion »\, où tout serait possible « à condition que l’écriture\, le style\, le traitement des idées [lui] assurent […] un pouvoir révolutionnaire » (Philippe Curval\, « Appellation d’origine incontrôlée ») ? \n\n\n\n\nProgramme « De l’autre côté du miroir… »\n\n\n\n\nAffiche « De l’autre côté du miroir… »
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LOCATION:Caen · Campus 1 · Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH) · Salle des Actes (SH027)\, Campus 1\, Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH)\, 1 Esplanade de la Paix\, Caen\, 14000\, France
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SUMMARY:Le regard homosexuel en Italie : la nudité chez Aldo Busi\, Pier Vittorio Tondelli et Walter Siti
DESCRIPTION:Journée d’étude du programme « Le nu et la littérature » du LASLAR. Les trois communications seront suivie par la présentation du volume «Letteratura gay in Italia? Questioni\, genealogie\, scritture»\, par Emanuele Broccio \n\n\n\nLe 27 mars\, dans la salle des Actes de la MRSH\, se tiendra la première rencontre du nouveau programme de recherche du LASLAR\, « Le nu et la littérature »\, coordonné par Diego Pellizzari (Département des études italiennes). \n\n\n\nLa journée d’étude\, intitulée « Le regard homosexuel en Italie : la nudité chez Aldo Busi\, Pier Vittorio Tondelli et Walter Siti »\, portera sur trois auteurs des XXe et XXIe siècles qui ont placé le corps masculin au centre de leur poétique. Objet de désir\, le corps nu s’associe à des notions telles que l’intimité\, l’érotisme et la beauté idéale\, mais aussi à l’animalité\, à la déchéance et à la perception de la maladie. Ces différentes dimensions seront explorées par les intervenants (F. Padovani\, F. Rizzo et V. Sturli) dans un dialogue qui fera également écho aux arts visuels. \n\n\n\nLa journée se conclura par la présentation de l’ouvrage « Letteratura gay in Italia? Questioni\, genealogie\, scritture » dirigé par E. Broccio et C. Vignali. \n\n\n\nProgramme\n\n\n\n9h00 – Accueil et présentation. \n\n\n\n9h30 – Francesco Padovani\, Un « ossessivo sessualismo fine a sé stesso »? Il nudo e l’osceno nel primo Aldo Busi. \n\n\n\n10h – Francesco Rizzo\, « Oltre i confini del corso di Thomas »: nu et homosexualité dans Camere separate de Pier Vittorio Tondelli. \n\n\n\n10h30 – Pausa caffè. \n\n\n\n10h45 – Valentina Sturli\, Entre marchandise et obsession : le nu chez Walter Siti. \n\n\n\n11h15 – Discussione. \n\n\n\n11h45 – Emanuele Broccio\, Cristina Vignali\, présentation du volume « Letteratura gay in Italia? Questioni\, genealogie\, scritture ».
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SUMMARY:Les écrivaines-critiques (XIXe-XXe siècles)
DESCRIPTION:Au XIXe siècle\, l’existence et l’activité des femmes menant de front production littéraire et critique posent des questions spécifiques par rapport à celles soulevées par leurs confrères hommes\, dans la mesure où elles cumulent d’une certaine façon une double réprobation : non seulement celle que leur vaut le fait d’être des femmes de lettres\, ces ridicules ou monstrueux « bas bleus » que fustige la misogynie de leur époque\, mais encore celle de se livrer à cette activité souvent mésestimée\, comme ancillaire ou vénale\, que constitue la critique – activité qui\, cependant\, offre aussi aux femmes qui écrivent un nouveau champ d’action\, de positionnement\, d’expression et même de combat. Qui ont été les écrivaines-critiques ? Comment ont-elles géré leur double carrière et concilié leur double activité ? Selon quelles stratégies\, dans quels cercles et contextes\, sur quels supports ? Comment ont-elles construit leur ethos « bifrons » et négocié\, par leur propre discours auctorial\, les deux faces de leur existence littéraire ? L’activité critique a-t-elle été assumée\, voire revendiquée\, ou au contraire masquée (sous le voile du pseudonyme\, par exemple) ? Enfin\, quelles interférences formelles\, esthétiques et stylistiques induit cette double pratique ? En quoi la critique vient-elle nourrir et infléchir la création littéraire\, en quoi\, réciproquement\, la critique est-elle « littérarisée »\, et comment\, par l’écriture littéraire parallèle ? Ce sont les principaux questionnements que souhaitent explorer deux journées d’étude qui seront successivement organisées à l’université de Séville et à l’université de Caen le 4 décembre 2025 et le 26 mars 2026. La période considérée ira des premières années du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale et les figures sollicitées seront tant des écrivaines-critiques de tout premier plan (George Sand\, Delphine de Girardin\, Rachilde\, Colette…) que des minores\, voire des inconnues\, qu’il nous importera de mettre en lumière. \n\n\n\n\nProgramme Journée d’études « Les écrivaines-critiques… »
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LOCATION:Caen · Campus 1 · Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH) · Salle SH-126\, Campus 1\, Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH)\, 1 Esplanade de la Paix\, Caen\, 14032\, France
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SUMMARY:Actualités de l'ancien : usages et réappropriations des « textes fondateurs »
DESCRIPTION:Présentation du séminaire Actualités de l’ancien : usages et réappropriations des « textes fondateurs » \nLe séminaire Actualités de l’ancien : usages et réappropriations des « textes fondateurs » voudrait fédérer les chercheurs du LASLAR (et notamment\, mais non exclusivement\, ceux dont les recherches relèvent\, du moins en partie\, de l’axe 2) autour de la question des réécritures et des relectures d’ouvrages que l’on peut considérer comme des « textes fondateurs » d’une tradition littéraire. Cette appellation – qui s’est généralisée depuis son introduction dans les programmes scolaires (1996) – désigne les œuvres qui ont été consacrées par leur réception comme pouvant désigner/représenter l’origine ou le socle d’une culture\, d’un courant artistique ou d’un genre. \n\n\n\nNous voudrions réfléchir aux différents usages de ces textes\, à leur dimension intertextuelle\, aux valeurs d’autorité ou de référence qui peuvent leur être accordées\, à la représentation de l’histoire et de la culture qu’ils permettent de dessiner\, en même temps qu’aux interrogations\, aux renouvellements ou aux remises en question qu’ils peuvent susciter.  \n\n\n\nComment un texte se trouve-t-il défini comme « fondateur » – et peut-on parler d’une catégorie générique ? Comment cette dimension exemplaire et les valeurs d’autorité qui lui sont associées se trouvent-elles réinterprétées et renégociées à travers les différentes strates et les différentes formes de leur réception ? En quoi ces usages relèvent-ils de la construction et de la transmission d’un « socle » ou d’une culture commune ? Quel rôle jouent les institutions ou les cadres qui valident ou consacrent ces œuvres et ces discours sur les « textes fondateurs » (école\, université\, critique\, monde littéraire et artistique\, cercles d’amateurs\, voire partis politiques ou circuits médiatiques…) ? Une telle réflexion devrait permettre de s’interroger sur les rapports entre « textes fondateurs » et construction politique d’une culture (Dante et l’Italie\, Homère et la Grèce…)\, mais aussi sur la possibilité de leur déterritorialisation\, et de leur circulation. Comment les transferts auxquels les réappropriations de ces textes ont pu donner lieu dans l’histoire contribuent-ils à en reconfigurer les significations ? Comment la comparaison des « textes fondateurs » de différentes cultures\, et la mise en parallèle de leurs usages et des formes de leurs réappropriations\, peut-elle ouvrir sur une réinterprétation des traditions ?  \n\n\n\n\n\nA l’occasion de cette nouvelle séance\, \n\n\n\nNorbert Delgado nous présentera d’abord les enjeux principaux de sa thèse (Ancrage\, dynamique et herméneutique du seuil dans l’œuvre de Primo Levi\, soutenance prévue le 29 avril prochain en salle Belvédère à partir de 14h)\, ensuite une communication intitulée:  Jeter l’ancre avec Ulysse : Primo Levi à l’horizon d’un texte  fondateur \n\n\n\nFrancesco Rizzo\, dans le cadre de sa recherche post-doctorale Léonard de Vinci et les imaginaires de la nature dans les œuvres audiovisuelles italiennes et françaises de 1912 à nos jours\, nous présentera une communication intitulée: Homme\, surhomme et nature dans « Léonard\, prince de beauté\, prophète des temps modernes » d’André Corbeau et Pierre Minet
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LOCATION:Caen · Campus 1 · Maison des langues et de l’international (MLI) · Salle Li-209\, Carré international - Maison des langues et de l'international\, Caen\, 14032\, France
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SUMMARY:(Im)mobilis in (im)mobili : mouvements et circulations dans la littérature carcérale (XVIe-XIXe siècles)
DESCRIPTION:L’espace carcéral est\, par définition\, le lieu de la mobilité empêchée : l’adjectif « carcéral » en français (tout comme les substantifs carcere en italien\, cárcel en espagnol et cárcere en portugais)\, vient du latin carcer\, signifiant à la fois « prison » et « enceinte »\, « barrière ». Dans l’espace carcéral\, qu’il soit prison\, bagne ou galère\, les mouvements du corps sont limités\, voire rendus impossibles\, tout comme la communication est entravée. La contrainte spatiale a pour conséquence un ressassement temporel\, un temps vécu comme stagnant ou circulaire. Ce chronotope de l’immobilité\, qui est un topos de la littérature carcérale\, confère à chaque déplacement une importance accrue : les contraintes pesant sur les circulations\, qu’elles soient humaines ou matérielles\, en font des points nodaux des représentations carcérales. \n\n\n\nDe même que\, comme l’écrivait Dominique Kalifa (2000\, p. 203)\, « en dépit de sa vocation à l’isolement et au silence\, la prison est un lieu bavard »\, au sens où elle a suscité un nombre colossal de discours et d’écrits\, l’espace carcéral est un monde du mouvement malgré sa vocation à l’immobilité : un monde travaillé par les circulations avec l’extérieur et hanté par l’aspiration au dehors\, tout en craignant parfois son intrusion ; un monde structuré en son sein par des réseaux d’échanges et par des déplacements\, subis ou non. Les circulations autorisées\, telles que les promenades ou les réceptions de colis\, et non autorisées\, à l’instar des pots-de-vin versés aux gardiens et des évasions\, sont des événements ponctuels de l’ordre carcéral\, régis par des hiérarchies et des codes propres à celui-ci\, tandis que\, favorisée par l’espace collectif\, la circulation des parasites\, miasmes\, sons ou odeurs échappe au contrôle et instaure un partage par-delà les cloisons intérieures. \n\n\n\nAu carrefour d’enjeux anthropologiques\, éthiques\, esthétiques et politiques\, ce colloque vise à interroger les différents avatars de la mobilité au sein d’un imaginaire largement marqué par l’immobilité : comment sont-ils représentés ? De quelles valeurs peuvent-ils être porteurs ? Que disent-ils des fonctions et des enjeux portés par la littérature carcérale ? Au contraire du nomadisme intégral promu par la devise choisie par le Capitaine Nemo pour le Nautilus\, Mobilis in mobili\, le lieu clos qu’est l’espace carcéral crée un rapport paradoxal au mouvement\, qui en est à la fois le cœur et l’antonyme. \n\n\n\n     Alors que l’écriture carcérale correspond à un corpus identifiable de textes écrits en prison\, la littérature carcérale renvoie à des œuvres plus hétérogènes qui concernent la prison\, quelles qu’en aient été les conditions d’écriture. De la poésie burlesque aux écrits politiques\, des confessions mystiques aux œuvres romanesques\, les deux corpus partagent une dimension transgénérique et incluent aussi bien des œuvres de fiction que des témoignages et des textes philosophiques\, mais ils ne supposent pas les mêmes objectifs de recherche. Tandis que la notion d’écriture carcérale invite d’abord à interroger les effets de la condition carcérale sur la pratique littéraire (ce qui implique une certaine définition de la littérarité[1])\, celle de littérature carcérale met l’accent sur la constitution et l’évolution de l’imaginaire social de la prison. Définie comme un « ensemble de représentations » partagées et un « processus par lequel la société présente une réalité donnée en l’associant à un système de valeurs »[2]\, la notion d’imaginaire social met notamment l’accent sur l’enjeu axiologique de ces pratiques littéraires. La réflexion du colloque se penchera ainsi sur la littérature carcérale en tant qu’elle s’inscrit dans une constellation imaginaire à la fois instituée et instituante : les œuvres héritent de l’imaginaire social tout en contribuant à le forger. \n\n\n\nCela ne suppose toutefois pas que la représentation de la prison soit indépendante de toute expérience concrète de l’incarcération\, vécue par d’innombrables écrivains\, de Cervantès à Defoe\, du Tasse à Diderot. Tout en tenant compte des conditions pragmatiques qui permettent de dire l’emprisonnement\, on pourra interroger la valeur de vérité de textes qui se présentent comme des témoignages\, qu’ils aient été écrits pendant l’incarcération ou a posteriori\, et étudier comment s’articule la mise en mots d’une expérience charnelle singulière et le recours à des lieux communs identifiés et identifiables. \n\n\n\n    La période considérée est marquée par une rupture temporelle majeure\, mise en lumière par Michel Foucault (1975) : c’est au XVIIIe siècle que la prison devient\, en Europe\, une pièce maîtresse de l’ordre social et que s’institue le modèle de la prison pénale. Dans le champ littéraire\, on peut distinguer à grands traits une première période de la littérature carcérale du XVIe au XVIIIe siècle\, où le modèle spirituel de la mise à l’épreuve reste vif tandis que la veine picaresque domine dans le genre romanesque (Berchtold\, 2000)\, puis une seconde période\, aux XVIIIe et XIXe siècles\, où le thème de la prison se diversifie et connaît un succès sans précédent\, apparaissant comme l’antonyme paradigmatique de la liberté individuelle (Carnochan\, 1998). Une telle périodisation est heuristique en ce qu’elle invite à penser un tournant important dans l’imaginaire carcéral\, mais il convient d’interroger la manière dont cette mutation politique et idéologique dans le rapport au châtiment se traduit dans les textes\, notamment en dehors du genre romanesque. Enfin\, le choix de considérer la littérature carcérale dans un large périmètre géographique\, l’Europe\, considérée autant dans la diversité de ses contextes nationaux que dans ses rapports aux autres continents\, invite à mettre l’accent sur la circulation des pratiques et des imaginaires carcéraux. \n\n\n\n     Plusieurs perspectives d’étude peuvent être envisagées. \n\n\n\nPorosité ou étanchéité des seuils ? \n\n\n\nLes différentes étapes à franchir dans un sens ou dans l’autre pour passer les murs de la prison structurent les récits d’incarcération\, de libération ou de visite (que cette dernière soit personnelle\, philanthropique ou même hostile). Étudier l’évocation des déplacements entre l’extérieur et l’intérieur permettra d’interroger la représentation des contours de la prison\, et les effets de seuil\, renforcés par l’attention portée aux entrées et sorties\, des visiteurs comme des prisonniers. Les récits de visite en prison ou dans les asiles d’aliénés participent-ils à consolider la frontière entre le dedans et le dehors ou au contraire à la dénoncer ? Comment l’organisation spatiale des lieux d’incarcération et en particulier leur séparation d’avec l’extérieur influe-t-elle sur leur représentation ? Dans ce cadre\, on pourra également interroger la particularité des bagnes européens dans les colonies outre-Atlantique\, ou les paradoxes des galères et hulks\, mondes clos mais prisons en mouvement\, où la barrière mobile de l’eau se substitue à la solidité des murs de pierre. \n\n\n\nCirculations du dedans : monde à part ou miroir condensé du dehors ?  \n\n\n\nComme l’écrit Didier Fassin\, dans L’ombre du monde. Une anthropologie de la condition carcérale\, « l’univers carcéral a beau être fermé\, il n’en est pas moins poreux. La vie au-dedans est traversée par la vie du dehors. La prison n’est pas séparée du monde social : elle en est l’inquiétante ombre portée » (2015\, p. 49). Espace hétérotopique (Foucault\, 1967)\, la prison est parfois représentée comme une mise en abyme de l’ensemble de la société\, où peuvent être observés et analysés réactions humaines et mécanismes sociaux. Sa structuration instaure des frontières intérieures\, sociales\, politiques\, et des rapports de pouvoir qui se traduisent dans un rapport différencié au mouvement. Pour mieux l’appréhender\, on pourra étudier toute la diversité des circulations internes au monde carcéral : les ruses déployées pour braver l’interdiction des échanges\, oraux ou écrits\, entre prisonniers ; les transactions d’objets et d’argent au sein de la prison ; les échanges entre ceux qui sont réduits à l’immobilité et ceux qui se déplacent (gardiens\, mais aussi rats et parasites en tous genres) ; l’émergence de mouvements de sédition ou de révolte\, qui peuvent rencontrer\, dans leur représentation\, celle des mutineries nées dans le huis clos des navires. \n\n\n\nS’affranchir des murs : entre transports et évasions \n\n\n\nLa contrainte à l’immobilité suscite une large gamme de stratégies de lutte pour maintenir une autonomie de mouvement. Lorsque l’incarcération est pensée comme une mise à l’épreuve\, nourrie de relectures bibliques et antiques (de Jonas à Socrate)\, l’élévation des pensées ou le transport mystique peuvent opposer à l’entrave des corps un affranchissement de l’esprit et des émotions paroxystiques. Le modèle actif de l’évasion suggère en revanche que seule la sortie physique effective hors des murs peut contrecarrer l’injustice d’un confinement du corps comme de l’esprit. Il s’agira d’étudier les représentations de ces mobilités\, leur répartition générique et chronologique\, les modèles topiques sur lesquels elles s’appuient\, pour mieux comprendre de quel imaginaire de la prison et de quelles valeurs elles sont porteuses. \n\n\n\nÉcrire contre l’enfermement \n\n\n\nEn prison\, la contrainte pesant sur les corps se double de la suppression de la liberté de communiquer. C’est à ce titre que\, selon Jean-Pierre Cavaillé (2007)\, l’écriture en prison peut servir de paradigme pour interroger les conditions de production et de diffusion de tout texte\, ainsi que ses enjeux pragmatiques. Qu’il s’agisse d’obtenir un élargissement ou de dénoncer des conditions d’incarcération\, on pourra ainsi se demander selon quelles modalités l’écriture carcérale permet d’instaurer un autre rapport à l’immobilité de la prison. Dans le cadre d’une écriture qui doit composer avec la dissimulation\, comment le recours aux tropes\, métaphores\, figures de déplacement permet-il de se dire ? Plus largement\, on pourra se demander comment l’écriture permet de lutter contre le figement. Comment instaurer\, par le rire ou la compassion\, des partages d’émotions et de mouvements d’âme avec le destinataire ? Quels scénarios topiques dynamiques (corruption\, rédemption) l’incarcération favorise-t-elle pour suggérer la mobilité ou l’évolution du prisonnier ? L’étude des transferts culturels et du succès de certains récits (que l’on pense à la diffusion européenne des mémoires carcérales de Silvio Pellico ou à la fortune tardive du récit d’évasion de Benvenuto Cellini) permettra d’interroger la chronologie et l’évolution de certains lieux communs de la mobilité en prison. On pourra également considérer les écritures échangées entre prisonniers\, billets clandestins destinés à un autre détenu ou graffiti laissés sur les murs des cellules. \n\n\n\n\nAffiche colloque « (Im)mobilis in (im)mobili » \n\n\n\n\nProgramme colloque « (Im)mobilis in (im)mobili »
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LOCATION:Boulogne-sur-Mer · Université du Littoral Côte d’Opale · Campus Boulogne Saint-Louis\, Université du Littoral Côte d'Opale - Campus Boulogne Saint-Louis\, 21 Rue Saint-Louis\, Boulogne-sur-Mer\, 62200\, France
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ORGANIZER;CN="Louise DEHONDT et Marie-Agathe TILLIETTE":MAILTO:louise.dehondt@unicaen.fr
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SUMMARY:Le néo-western : approches transmédiales
DESCRIPTION:Programme
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LOCATION:Poitiers · Université de Poitiers · Maison des sciences humaines et sociales (MSHS)\, A5 Maison des Sciences de l'Homme et de la Société\, 5 Rue Théodore Lefebvre\, Poitiers\, 86000\, France
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SUMMARY:Le témoignage à l'épreuve de la littérature et du théâtre
DESCRIPTION:Journée d’études à l’occasion de la représentation à la Comédie de Caen de La Guerre n’a pas un visage de femme de Julie Deliquet\, d’après l’œuvre de Svetlana Alexievitch \n\n\n\nProgramme : \n\n\n\n10h – Présentation par Romain Jobez et Floriane Toussaint\, enseignants-chercheurs en études théâtrales à l’Université de Caen \n\n\n\n10h15-11h – Le témoignage à l’épreuve de la littérature : table ronde avec Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand\, modération Romain Jobez  \n\n\n\nHistorienne et rédactrice en chef de Desk Russie\, Galia Ackerman a traduit plusieurs ouvrages de Svletana Alexievitch en français. Elle est chercheuse associée au CERREV (Centre de recherche risque et vulnérabilités) de l’Université de Caen. \n\n\n\nFrédérick Lemarchand est professeur en sociologie à l’Université de Caen et co-directeur du CERREV. Il a travaillé avec Galia Ackerman sur les usages des témoignages dans les œuvres de Svetlana Alexievitch. \n\n\n\n11h-11h45 – Le témoignage à l’épreuve de la scène : table ronde avec Julie André et Marina Keltchewsky\, modération Floriane Toussaint  \n\n\n\nActrice dans le spectacle de Julie Deliquet\, Julie André a collaboré à l’adaptation du texte de Svetlana Alexievitch. \n\n\n\nActrice dans le spectacle de Julie Deliquet\, Marina Keltchewsky a participé au travail dramaturgique sur le texte de Svetlana Alexievitch. \n\n\n\n\nAffiche Journée d’études « Le témoignage à l’épreuve de la littérature et du théâtre »
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LOCATION:Caen · Campus 1 · Bâtiment B · Salle du conseil\, Bâtiment B\, Esplanade de la Paix\, Caen\, 14032\, France
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